Semences de ferme Les trieurs prêts à accompagner les producteurs dans l’évolution des pratiques

jeudi 31 mars 2016 à 17:12 • Arnaud Carpon • Terre-net Média

 

Davantage professionnels et spécialisés, les trieurs à façon de semences à la ferme enregistrent une activité croissante chez les agriculteurs. Face au poids économique et culturel de la semence certifiée, les trieurs mettent en avant leur réactivité, leur offre de services en évolution et les coûts moindres de la semence de ferme pour accompagner les agriculteurs dans l’évolution de leurs pratiques.

 

Dans un marché mature, les trieurs à façon de semences de ferme voient leurs tonnages augmenter régulièrement. (©Staff)

Dans le pays premier producteur et exportateur européen de semences certifiées, les trieurs à façon de semences de ferme font de la résistance. Les 42 entreprises membres du Staff, le syndicat des trieurs à façon de semences de ferme, voient leur activité se développer.

Selon l’enquête menée chaque année par le syndicat, le tonnage moyen de céréales triées par les entreprises est passé de 2 685 t en 2012 à 3 488 t en 2015. « Le nombre moyen de clients n’augmente pas mais les 32 entreprises ayant répondu à notre enquête ont trié 108 150 t l’an dernier », explique Sylvain Ducroquet, trieur dans la nouvelle région Hauts-de-France et porte-parole du syndicat. Sur les 400 000 t de semences de ferme utilisées chaque année en France, environ la moitié est traitée par des trieurs à façon.

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Bonnes récoltes et prix bas, les facteurs gagnants

Le niveau d’activité des trieurs dépend en fait de deux facteurs : la météo et la qualité de la récolte, et les cours des céréales. « Quand le prix du blé est correct, les agriculteurs se disent qu’ils préfèrent sécuriser leurs semis avec des semences certifiées. Ils ont le même raisonnement quand la qualité de la récolte est moindre. » Par contre, un prix plus bas des céréales, et donc des revenus moindres, de même qu’une bonne qualité à la récolte, incitent les producteurs à recourir à la semence de ferme.

Les trieurs avancent aussi l’argument du coût. Pour un blé, « la semence de ferme triée à façon revient 30 ou 40 % moins cher qu’une semence certifiée. Et jusqu’à 70 % de moins pour la féverole ».

Les trieurs l’assurent : « nous sommes en mesure de répondre de mieux en mieux aux attentes des agriculteurs qui souhaitent utiliser leurs semences. » Les membres du Staff ne manquent pas d’arguments pour booster leur activité. « Nous proposons un service à la carte aux agriculteurs. Le premier contact téléphonique permet de savoir ce que souhaite le client ».

A la demande, le trieur à façon peut traiter les grains avec le ou les produits demandés. « Les producteurs choisissent les variétés et les traitements adéquats en fonction des contraintes agronomiques et pédoclimatiques de chaque parcelle. »

Par ailleurs, 12,4 % des agriculteurs procèdent à des mélanges variétaux pour mieux gérer les risques parasitaires et climatiques. « En répondant aux attentes des clients, nous contribuons à la réduction des produits phytosanitaires, argumente encore Sylvain Ducroquet. Des entreprises de biocontrôle commencent à nous solliciter pour mettre en place des essais. »

Douce sortie de la clandestinité

Pour répondre à l’exigence des producteurs, les machines de triage se sont modernisées et automatisées. « L’injection directe, permettant de ne plus toucher au produit, se généralise rapidement. Quasiment toutes les machines calculent aussi le poids des mille grains ». Les machines devraient encore se moderniser dans les années à venir. « Nous pourrons à l’avenir gérer les lots par QR codes sur les big-bags, facturer directement sur le chantier et gérer nos machines sur tablette. »

La professionnalisation de la filière revendiquée par le Staff va aussi de paire avec la reconnaissance du secteur depuis la mise en œuvre de la loi sur les certificats d’obtention végétale en 2011. « Cette loi a légitimé notre filière et notre métier. Nous sommes, en quelque sorte, sortis de la clandestinité ».


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